
Après plusieurs compétitions officielles ces derniers mois — notamment en Normandie et plus récemment au championnat de France FFC — ça m’a fait un bien fou de revenir sur un événement non officiel, organisé avec zéro moyen. La Halloween Jam, c’était juste un prétexte pour se retrouver et rouler tous ensemble, sans pression, avec l’esprit BMX d’antan.
Tout est parti d’un message reçu dix jours avant la jam : William Lenezet venait d’achever son spot dans un grand garage avec un sol en OSB, parfait pour accueillir du monde. Il a coorganisé l’événement avec Robson Teixeira, acteur majeur du flat français venu du Brésil. J’ai réussi à trouver des billets corrects, et je me suis motivé pour un vrai retour aux sources.
Résultat : on a été presque aussi nombreux — si ce n’est plus — que sur le championnat de France, avec encore plus de niveaux et de pros… le tout avec zéro sponsor, zéro moyen, juste quelques petits partenaires pour des lots, mais aucun apport financier. C’est exactement ce que j’avais envie de revivre.
Le départ, l’arrivée… et déjà une session nocturne
J’arrive à Nantes. Robson me récupère avec Arturito (champion du Mexique installé en France), Alexandre Balistreri (venu du Nord), Kalix, la femme de Robson, et leurs deux enfants : Yahel (5 ans, bientôt 6) et Sawan (3 ans). Direction Vannes — enfin, plutôt les alentours — chez William. On arrive aux alentours de minuit.

Le petit Yahel est inarrêtable : presque 6 ans, il roule déjà avec une énergie incroyable. Avec son frère Sawan, ils ont commencé le BMX à un an et demi. Yahel nous a motivés… et on a fini par rouler jusqu’à 4 h du matin. Ambiance simple, authentique, comme il y a dix ans.
Street shows improvisés au port de Vannes
Le lendemain, on visite Vannes et surtout on va rouler près du port. Très vite, les passants s’arrêtent. Avec Robson et Arturito, on a l’habitude de partager : on transforme la session en deux street shows de 20 minutes, en mode spectacle de rue. Sans micro, seulement une petite sono… et l’énergie du moment.
Lors de ces shows, Yves Lamourec — photographe et ancien rider — passe nous voir et réalise de superbes clichés. Il capte parfaitement l’ambiance du port et le cercle de public qui se forme. Ses photos sont incluses dans cet article, avec celles de Julien Picq.



Les recettes au chapeau ont permis de couvrir tous les frais : apéros, repas du soir, petit-déjeuner du lendemain. Opération blanche et 100 % plaisir — un vrai retour aux sources. Ce format, je ne l’avais pas refait depuis l’Australie, il y a une dizaine d’années, quand je faisais des shows de rue avec Chris Bohm, rider allemand.
Défis, battles et esprit BMX
Le soir, repas chez William puis défis entre nous jusqu’à 4 ou 5 heures du matin : défis pros, défis amateurs, un nouveau format de battle, et surtout une ambiance constructive. C’était l’essence du BMX : rouler, progresser, se donner des conseils. Ça s’est un peu perdu aujourd’hui, alors le retrouver comme ça, c’était précieux.


Merci à tous
Un immense merci à William Lenezet pour l’organisation express mais ultra efficace de cette jam, qui s’impose déjà comme un rendez-vous incontournable pour les prochaines années. Merci à Robson Teixeira et à toute sa famille, toujours à fond derrière le BMX flat. Et merci à tous les riders présents : Charles Paty, Arturito, Ederson, Robson, William, Alexandre Balistreri, Julien Picq (également photographe), Sonia & Clara Seigneur, Yves Lamourec (photographe & ancien rider), Fabrice Jegat, Clay, Yahel et Sawan Teixeira.

Crédits photos : Julien Picq & Yves Lamourec. Merci pour vos superbes clichés et votre présence sur l’événement.